La mondaine de Véronique Willemin, pourquoi il faut l’avoir dans sa bibliothèque

J’ai terminé tout récemment de lire La Mondaine, Histoire et archives de la Police des Moeurs, de Véronique Willemin. Quand cette femme a présenté son merveilleux ouvrage au Grand Journal de Canal +, j’ai compris tout de suite que c’était, tout à fait logiquement, le livre que j’attendais. Grande intéressée des bordels et de tout ce qui concerne le sexe tarifié ou le libertinage, je fantasmais déjà d’accéder à cette véritable encyclopédie du genre. Et c’est mon amoureux qui m’aura fait cet inestimable cadeau.

Je ne mettrai pas ce bouquin entre toutes les mains, bien entendu, mais ces 300 pages de bonheur méritent d’être largement défendues…

Alors, docteur, pourquoi faut-il lire la Mondaine ?

» Parce que vous trouverez forcément votre bonheur dans ce livre, pour peu que vous soyez ouverts d’esprit. Ce livre est susceptible de vous plaire si vous vous intéressez à la police, à leurs investigations et aux histoires classiques de brigands ; si vous être curieux du temps de bordels, avant, pendant et après la guerre ; si vous vous intéressez à la prostitution actuelle et les lois qui la concernent ; si vous désirez en savoir plus sur l’évolution des moeurs ; si vous vous intéressez aux transsexuels, aux bars gays, aux sado-maso… Tout, pratiquement tout, sur la sexualité, a été traité dans ce livre.

» Parce que  c’est un roman historique,  où on étudie les moeurs du Moyen-Âge, où des images licencieuses circulent, avec des nonnes représentées seins nus ou déflorées par des curés libidineux, cachées dans des tabatières à double-fond,  à l’émergence du porno jusqu’au déclin des cinémas X. C’est un véritable voyage dans le temps, où on y cause de sexualité dans chaque période, et surtout de l’hypocrisie qui l’entoure.

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» Parce que c’est un livre qui bouscule, on apprend énormément de choses, qui remettent en cause nos idées reçues. Sont évoquées clairement les différents types de prostitution, de l’escort-girl grassement payée et libre, en passant par les prostituées du bois de Boulogne que l’on peut avoir à 30 euros seulement, jusqu’aux femmes totalement prisonnières de réseaux de prostitution d’une violence extrême.  Histoires incroyables de jeunes femmes maraboutées, qui craignent les représailles d’un sorcier vaudou et qui se font alors exploiter sur les trottoirs français. L’émergence des nouveaux proxénètes, qui sont aujourd’hui majoritairement des femmes.

Mais il faut aussi lire La Mondaine, parce que c’est juste une mine d’or. C’est croustillant, c’est choquant, c’est passionnant. On y raconte les bars lesbiens des années 1940, et les bars gays sado-maso qui émergent dans les années 1980, rencontre avec le Keller’s, avec le Monocle,  avec les enquêteurs de La Mondaine (de la BRP aujourd’hui), les prostitués brésiliens qui patientent au Bois de Boulogne, les anciennes employées de la grande Madame Claude, découverte d’archives chocs, de dénonciation, ou de référencement d’homosexuels nommées sans pudeur « Pédés 1 » ou « Pédés 2 »… Un travail de recherche époustouflant.

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Poppy Gali, le 15 mai




2 messages sur “La mondaine de Véronique Willemin, pourquoi il faut l’avoir dans sa bibliothèque”



Il me donne envie de le lire :) .

Gwen
25 juin 2010 à 9 h 56 min



Rien ne peut me faire plus plaisir ! :)

Poppy Gali
5 juillet 2010 à 11 h 14 min



J'ai quelque chose à dire...

x_x :. 8) :mh: èé u_u éè :) o.o :zz: :coeur: ^o) -_- è_é :)) :luv: O.O ;) :cry: